Déplacements en Israël

Outre le fait que la frontière de la langue dans un pays étranger est un handicap majeur, encore plus pour moi qui apprécie les échanges verbaux, il existe d’autres difficultés possiblement évitables afin que votre voyage soit beaucoup plus agréable.

Voici quelques trucs à savoir pour un voyage en Israël.

Dès l’enregistrement à l’aéroport

Sachez que vous allez devoir passer un véritable interrogatoire.

C’est ainsi que, tranquillement dans la file d’attente pour accéder aux pupitres où nous allions être questionnés, nous avons suivi un charmant jeune homme qui nous a accueilli en se présentant et en nous demandant nos passeports :

« – Vous n’êtes pas marié ?

  • Non, nous sommes en union libre
  • Veuillez retourner dans la file d’attente, on vient vous chercher dans 5 minutes »

Ça commence bien… quand ils vont savoir qu’en plus nous n’habitons pas ensemble … !

« – Bonjour, je vois que sur vos passeports vous ne vivez pas ensemble, cela fait longtemps que vous vous connaissez ?

  • Nous allons fêter sur place nos 5 ans
  • Ah ! Et pourquoi vous ne vivez pas ensemble ?
  • Parce que nos emplois respectifs ne nous le permettent pas et que ce style de vie nous convient
  • Vous allez chez des amis ?
  • Non, nous y allons en touristes
  • Du tourisme en Israël ? répond-elle surprise et suspicieuse (ce qui ne m’a pas rassuré sur le choix de la destination touristique, dont mon compagnon m’avait fait la surprise quelques semaines auparavant)
  • Oui
  • Vous avez réservé quel hôtel
  • Nous allons 5 jours à Jérusalem, nous avons loué un appartement chez l’habitant
  • Vous le connaissez ? Comment l’avez-vous connu ? Vous avez des connaissances en Israël, dans les pays limitrophes ?
  • Non, c’est une connaissance qui nous donné ses coordonnées
  • Comment s’appelle-t-il ?
  • Alexander X…
  • Vous y restez 10 jours où aller vous loger les 5 jours restants
  • Nous allons voir sur place, nous avons loué une voiture pour les 5 derniers jours – grimace de notre charmante et jeune hôtesse
  • Vous comptez aller en Palestine ?
  • Non (demi mensonge puisque que nous pensions aller à Bethléem !)
  • Qui a fait vos bagages ?
  • Nous-mêmes
  • Vous êtes sûres, car quelqu’un aurait pu y mettre une bombe sans que vous vous en aperceviez. Depuis que les valises sont prêtes les avez-vous quittés des yeux… »

Et je passe toutes les autres questions. Pendant ce temps le chien de faction qui tournait autour dans l’espace dédié à l’enregistrement a cru bon venir nous voir en deux fois et faire un arrêt furtif devant nos valises !!

  • Nous allons procéder à la fouille !

Alors là, la fouille … si ils avaient pu vider le tube de dentifrice… Après réflexion nous pensons que le brave toutou n’a pas apprécier l’odeur du produit de la cigarette électronique de mon compagnon.

Au total, il a fallu deux heures pour procéder à l’enregistrement. Ceci dit nous n’avons pas vu le temps passé et le « venir 3h avant le départ » se comprend.

Les transports

Nous avons d’abord utilisé un « sherut » : un taxi collectif qui ne démarre qu’une fois complet. Pour un prix modéré il vous permet de vous rendre à l’adresse où vous voulez aller. Très pratique. Vous en avez à la sortie de l’aéroport.

Nous sommes allés jusqu’à Jérusalem avec un sherut. Premier contact avec le pays.

Par la suite, étant au centre de Jérusalem près de la porte Jaffa et la Nouvelle porte, nous avons beaucoup marché ; les rues sont agréables autant dans la vieille ville, qu’il est nécessaire de faire à pied, que dans la nouvelle.

Nous avons pris quatre fois les transports en commun durant notre séjour :

  • Le bus pour aller à Bethléem,
  • Le tramway pour se rendre au Yad Vashem (mémorial de l’holocauste),
  • Le train pour retourner à l’aéroport où nous avons récupéré un véhicule en location,
  • Le métro/funiculaire souterrain du Mont Carmel dans la ville de Haïfa.

Location de voiture

Nous avions pris la décision de louer un véhicule de l’aéroport et de le ramener le jour du départ. Bien nous a pris, car grâce à la localisation des lieux favoris sur notre smartphone, nous avons pu retourner sans trop de difficulté chez le loueur de voiture le jour du départ !

Pour la prise du véhicule, nous avions réservé par internet, nous sommes passés par Autoescape et avons sélectionné un véhicule chez Thrifty – Dollars. Sans savoir les difficultés que nous allions rencontrer sur place.

Ce qu’il faut savoir

Si certains bureaux de location se trouvent dans le terminal d’arrivée, au 3ème étage, d’autres se trouvent dans le parking en face du terminal et d’autres à 20 mn de là en prenant une navette en face du 2ème étage. Bingo, nous avions réservé à un loueur qui se trouvait à 20 mn du terminal et il nous a fallu plus de ¾ d’heure pour arriver à le comprendre et trouver la navette !

Sur les routes d’Israël

Nous voilà sur les routes d’un réseau routier dense, comportant des voies rapides et un axe autoroutier payant (enregistrement de votre plaque d’immatriculation à l’entrée, et paiement sur votre compte bancaire grâce à votre carte bleue enregistrée par l’agence de location).

Les panneaux pour les plus grandes destinations sont écrits en hébreu, en arable et en anglais. Pour les autres villes et villages, en hébreu et arabe, autant dire que si vous ne comprenez pas la langue, c’est très complexe. Heureusement, nous avions téléchargé une application miraculeuse maps.me, gratuite, qui offre la possibilité d’une guidance GPS en mode « non connecté » après téléchargement de la carte du pays où vous vous trouvez.

Un pur bonheur. A télécharger absolument !

La première chose qui surprend et que vous devez vite intégrer si vous ne voulez pas vous faire klaxonner en permanence, c’est le fonctionnement des feux tricolores.

Quand il passe du vert au orange, le vert clignote avant de passer au orange, puis rouge.

Quand il va passer au vert, il affiche le rouge et le orange, signe qu’il faut enclencher la 1ère pour démarrer au vert.

Un réflexe que l’on n’a pas, nous sommes tellement formatés pour attendre le vert pour démarrer… et alors là, c’est imparable : coups de klaxon à gogo !!!

Deuxième habitude, c’est qu’il y a une répétition du feu tricolore de l’autre côté de la rue, ainsi vous n’avez pas besoin de vous tordre le cou pour voir quand il passe au orange-rouge, mais attendez patiemment de le voir en face de vous. Un peu déroutant quand même, surtout quand vous tournez, car vous vous retrouvez sur un feu rouge qui ne vous est pas destiné, puisque rouge pour les véhicules arrêtés pour vous laisser passer sur la voie perpendiculaire. Est-ce que je me fais bien comprendre ? Bof pas très clair ! Mais si vous y allez, vous verrez, on s’y habitue de toute façon.

Pour remettre du carburant, attention ils n’aiment pas les cartes bleues étrangères, y compris les cartes gold ! Ils préfèrent le liquide. Cela a créé une grande discussion entre l’employé de la station-service et des israéliens qui trouvaient cela ridicule. Un des israéliens était venu, gentiment, nous aider car les pompes à essences en libre-service communiquent en hébreu !

Bonne route en Israël !

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